Entre les actionnaires Atlantique Telecom (AT) et Planor Afrique (PA), c’est une crise de confiance qui a donné suite à une bataille judiciaire depuis 2005. Un feuilleton judicaire qui ne cesse de se prolonger depuis lors autour de la paternité de l’opérateur mobile Telecel Faso. Ce feuilleton judiciaire à rebondissement qui a commencé devant les juridictions du Burkina Faso et qui se trouve maintenant au niveau de la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’OHADA a tantôt été favorable pour AT et tantôt pour PA. Au jour d’aujourd’hui Telecel Faso est sous la houlette de Planor Afrique de Apollinaire Compaoré.
Tout récemment la bataille entre les deux actionnaires s’est transportée dans la presse nationale. Les journaux ont d’abord publié un communiqué de PA qui indiquait que la CCJA au niveau d’Abidjan a rendu un jugement le 10 juin 2010 et « a définitivement donné raison à Planor Afrique ». Immédiatement, il y a eu un contre communiqué émanant de Atlantique Telecom qui a démenti cette version de PA.
La confusion existait depuis ce temps.
A en croire le journal financier africain, Les Afriques édité au Sénégal, « l’épilogue de la bataille entre les actionnaires autour de Telecel Faso est pour bientôt ». Le journal a consacré un article sur le sujet dans sa dernière livraison. Son Rédacteur en Chef qui était interrogé en direct sur RFI le matin du jeudi 15 juillet dernier a rappelé cette affaire qui se trouve maintenant devant la CCJA de Dakar. La décision qui sera donnée de Dakar par la CCJA sera la dernière sur cette longue affaire judiciaire. On saura alors qui de Atlantique Telecom ou de Planor Afrique sera définitivement le propriétaire de Telecel Faso. On se rappelle que cette société de téléphonie vient de sortir d’une suspension décidée par l’Autorité de régulation au Burkina. Elle avait été incapable de payer dans les délais le montant de sa redevance pour le renouvellement de sa licence.
La bataille entre AT et PA cache beaucoup de non-dits sur lesquels nous reviendrons très prochainement dans nos éditions.
Samba Bila