« Les chemins de l’enfer sont pavés de bonnes intentions ». Dans la faune politique burkinabè, les sentiers des regroupements dans le camp de l’opposition sont des vœux pieux qui finissent souvent leur course dans le purgatoire des ambitions masquées. Après les discours de démarcation ou de clarification dans les cérémonies médiatiques, on revient à la case du combattant solitaire. La crise qui sévit actuellement dans l’opposition burkinabè unie (OBU) est une belle illustration d’une des tares de la classe politique de notre pays.
le choc des intérêts
Les regroupements ou les coalitions des partis de l’opposition meurent quelques mois ou années après leur naissance. Chaque espoir du peuple échoue devant l’intérêt des individus. Le simple choix des candidats susceptibles de troubler le sommeil du président sortant au soir du 13 novembre prochain présente une opposition qui se lézarde. Officiellement, dans la crise aiguë que traverse l’opposition burkinabè unie, le mouton noir ne se trouve pas dans le camp de leur adversaire de longue date. Les raisons semblent résider dans les calculs bassement égoïstes qui jalonnent la route de l’unité de l’opposition burkinabè.
Les politiciens Laurent Bado et Emile Paré signent la fin des illusions de la fraction de burkinabè qui avait foi à l’opposition burkinabè unie comme une force alternative. Le choc des intérêts personnels a pris le dessus sur la lutte pour l’avènement d’un socialisme capable de sortir les burkinabè de la misère et de la pauvreté. Les amis d’hier sont devenus des adversaires pour un ticket de candidat à l’élection présidentielle de 2005. Au détour des points de presse ou des sorties médiatiques, chacun tire la couverture de son côté. L’échec a entraîné une auto proclamation de candidature maladroite et une désignation de candidature adroite quand on se réfère aux textes statutaires et réglementaires de l’obu.
Le Mouvement du peuple pour le socialisme/parti fédéral et le Parti socialiste unifié proposent aux électeurs la candidature du docteur Emile Pargui Paré pour l’élection présidentielle du 13 novembre 2005.