Numéro 856 du mardi 02 février 2010
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Opposants burkinabè
De votre « tchatche », le régime s’en moque
Nous avons fait échos dans notre dernière parution des prises de position de partis politiques et d’organisations de la société civile dans le débat sur la modification de l’article 37. Le 23 janvier dernier, le Cadre de concertation des partis politiques de l’opposition (CPO) a au cours d’une conférence de presse dénoncé la révision constitutionnelle en vue. C’est une position à comptabiliser dans le camp de ceux qui refusent la modification de l’article 37. Les premiers responsables du CPO ont promis la « lutte traditionnelle » ou le combat avec le régime. Comment entendent-ils empêcher le régime de le faire ? Là est la question fondamentale. Les opposants sont-ils encore dans leur coutume du « tchatche » dans la presse ? (...)

 
Chef de file de l’opposition
Que cache cette subite bonté du pouvoir ?
On n’y croyait pas trop. Cela faisait tellement longtemps qu’on en parlait et que l’on a fini par désespérer de voir nommer un chef de file de l’opposition dans ce pays. C’est une coquetterie et une élégance trop british pour nous, n’est ce pas ? Le Pr Joseph Ki-Zerbo ne l’a pas obtenu, Hermann Yaméogo n’a pas eu de grâce à leurs yeux. Ils l’ont accordé de bon cœur à Gilbert Ouédraogo quand bien même il semblait loin de remplir les conditions. Mais il y a renoncé de lui-même. Alors le chef de file de l’opposition, on s’est dit, c’est bien une invention anglo-saxonne. Au Ghana oui, on peut trouver ce leader de la minorité, mais chez nous, ce n’est pas possible, ce n’est pas pour nous. Et ce n’est pas demain, pensions nous, qu’on verra un opposant au régime, un vrai, installé dans cette fonction. Et pourtant c’est possible. L’Assemblée nationale l’a fait par une loi et une résolution. On a même cru à une tentative de résistance des élus CDP contre l’idylle entre l’ADF/RDA et leur patron Blaise Compaoré. Si le patron du CDP est d’accord avec cette importation de coutume dans notre pays, c’est qu’il y trouve son compte. (...)

 
DG médiocres
La fin des sursis 
Le Premier ministre Tertius Zongo avait toujours sorti son projet d’appel à candidatures pour la nomination des Directeurs généraux des sociétés d’Etat face à ceux qui soulevaient les questions relatives à l’inamovibilité de Directeurs généraux qui se révèlent d’année en année incapables de diriger avec efficacité les sociétés d’Etat. Le décret qui le consacre est enfin là. Le Conseil des ministres du 27 janvier dernier a adopté un décret portant création, composition, attributions et fonctionnement du comité interministériel de sélection des candidats au poste de Directeur général des établissements publics de l’Etat et des sociétés à participation majoritaire de l’Etat. L’on s’attend forcément à un nettoyage. (...)

 
Nomination des DG des sociétés d’Etat
C’était un boulevard juteux pour « le système »
Le Conseil des ministres du mercredi 27 janvier 2010 a adopté un décret digne d’intérêt. Désormais au Burkina Faso, les Directeurs généraux des Etablissements Publics de l’Etat (EPE) et des Sociétés d’Etat seront choisis par appel à candidatures public. Cette mesure qui ne vise qu’une meilleure gestion de ces structures va rencontrer un obstacle de taille dans la mise en œuvre à cause de la politisation tous azimuts de l’Administration. (...)

 
 
Affaire Norbert Zongo
Un lecteur nous indique la piste
Ndlr : Dans l’écrit qui suit, l’auteur adresse à L’Indépendant ses vœux de bonne et heureuse année puis revient de façon très intéressante sur l’affaire Norbert Zongo. Pour lui, la piste qui mène aux assassins du Directeur fondateur de L’Indépendant est tout près. Il y a un indice à partir duquel il faut mener l’enquête : l’albinos. (...)

 
Dossier Norbert Zongo
Les entraves dans la conduite
Le 2 février 2001 est une date importante dans la conduite du dossier Norbert Zongo. En effet c’est à cette date que le juge en charge de l’instruction de l’affaire a inculpé Marcel Kafando et X pour « assassinat incendie volontaire ». Mais en 2006, Marcel Kafando a bénéficié d’un non-lieu au motif que le seul témoin clé à charge, Jean Racine Yaméogo s’était rétracté. Une décision qui avait été confirmée en appel. Depuis cette date, le dossier est déposé au greffe du tribunal en attente de nouvelles charges. Il convient de rappeler le contexte de son inculpation et les entraves dans la conduite du dossier. (...)

 
CDP
Un vaste champ de contradictions
L’année 2010 sera à n’en pas douter marquée dans l’histoire politique du Burkina Faso. L’élection présidentielle à venir, devrait permettre au pouvoir en place de confirmer sa force réelle. A coté des manœuvres consistant à modifier la Constitution du Burkina notamment son article 37, cette année offrira également l’occasion de se faire une idée plus nette de ce que bien de gens ont nommé ici, « le sacrifice pascal de Blaise Compaoré ». Le départ de Salif Diallo du gouvernement ayant été interprété de diverses manières par les analystes et les observateurs politiques de tout bord. A ce qu’il semble, Gorba serait entrain de préparer son retour dans le sillage du chef de l’Etat par la grande porte. Un retour qui devrait, si cela se confirme, faire de Salif le gagnant d’un jeu de « qui perd gagne ». (...)

 
 
Taxe de développement communal 
Encore une pilule
Au cours d’une conférence de presse organisée par l’Association des municipalités du Burkina (AMBF) dirigée par Simon Compaoré, maire de Ouagadougou, il a été officiellement annoncé l’application effective de la Taxe de Développement Communal (TDC). Ce qu’il faut dire déjà, c’est que c’est une nouvelle taxe qui s’ajoute à la charge des populations. Il nous ait difficile de dire avec exactitude le nombre de taxes auxquelles doivent se conformer les Burkinabè mais la présente aura, elle aussi , ses effets sur les citoyens. (...)

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